Comme le chante si bien Maxime Le Forestier, "on ne choisit pas les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher".
Le projet écologiste ne demande qu'à se développer partout sur terre, dans les villes du Sud, les campagnes du Nord, c'est un projet politique qui dépasse les frontières. C'est dans cette optique que se réunissent régulièrement Verts, Groenen et Ecolos de notre région transfrontalière.
C'est vrai, sans fausse modestie, j'ai vraiment été à l'initiative de cette collaboration.Pourquoi?
Etant l'unique représentante écologiste dans l'institution transfrontalière COPIT- GPCI (conférence permanente intercommunale transfrontalière - grensoverschrijdende permanente conferentie van intercommunales), j'ai toujours voulu mettre au courant nos amis Verts et Groenen des travaux de cette structure: d'initiative, je les ai rencontrés et, ensuite, j'ai proposé qu'on organise des réunions communes.
De là est née une collaboration "permanente" comme l'est cette COPIT et nous l'avons appelée COPIT VERTE par analogie. Sylvia VANEISCHE, conseillère communale ECOLO à Mouscron, très enthousiaste pour ce projet, a très vite assuré la coordination du groupe.
Depuis 4 ans maintenant, nous menons des réflexions communes lors de nos réunions régulières et nous nous retrouvons sur le terrain de luttes militantes pour que vive le projet écologiste dans ce petit triangle européen, futur EURODISTRICT.
C'est un sujet qui me passionne. Je pense que l'Europe est un fabuleux projet que nous devons développer pour nos enfants. Elle se construit aussi dans une collaboration des peuples "au-delà des frontières", "grensoverschrijdend", au-delà des différences, "verschiloverschrijdend".
J'étais ainsi "à 'm affair" comme in dit in Picard d'chez nous pour aller faire in tour su'l péniche de Come in Europe (ah le beau nom!!) pour un GRAND moment de campagne électorale VERTE ce vendredi 6 avril. Malgré l'absence de Dominique VOYNET, retenue par des obligations importantes à Paris, l'ambiance et le coeur y étaient : le soleil et le cadre bucolique de la vallée de la Lys nous y aidaient.
Une promenade hautement symbolique sur la Lys , rivière- frontière entre deux pays et trois régions: nous sommes passés sous le POnt Rouge, un lien entre les pays pour le trafic lent (vélo, piétons), réalisé à l'initiative des Verts à la Communauté Urbaine lilloise. Nous avons également rencontré ce fameux POnt du BADOUX, haut-lieu de notre lutte commune contre une nouvelle autoroute de l'inutile, l' A24.
Au fait, Connaissez-vous l'histoire de l'A24??? Cette autoroute est un rêve de "grand gamin" de l'ancien MInistre français des TRansports, Gilles de Robien, maire d'Amiens. Il a eu une vision : comment désenclaver Amiens, comment relier sa belle ville rapidement à Lille. Comme Archimède dans sa baignoire, la solution lui est apparue d'un coup : construire une NOUVELLE AUTOROUTE. Quelle idée géniale vous trouvez pas??? Et, en plus, ce beau nouveau ruban bitumé vient sauver les Lillois de l'encombrant trafic de poids lourds, qui engorge l'autoroute A1
Tout de suite, les Messieurs et Dames de la haute politique française et les hauts fonctionnaires ont applaudi des deux mains. C'est l'idée géniale : quand il y a encombrement routier, il faut construire une nouvelle autoroute à côté jusqu'au prochain encombrement routier, qui poussera à construire une nouvelle autoroute à côté, jusqu'au.... (je vois que vous comprenez). Cette histoire peut se prolonger durant des siècles et des siècles, sur la terre, sur la lune, sur d'autres planètes....
MAIS Monsieur de Robien et ses petits amis oublient qu'on a tourné une page de la grande Histoire des transports sur la planète bleue Des climatologues, prétentieux, rabat-joie, crient avec force, qu'il faut arrêter la croissance du transport routier, gros responsable de l'émission de gaz à effet de serre et autres pollutions (bruit, particules...) .
Bref, comme l'a dit Hélène FLAUTRE , députée verte européenne, nos politiciens français mais belges aussi, hélas, continuent à utiliser des solutions du 20e siècle à une situation du 21e siècle. En Belgique, c'est la théorie du chaînon manquant, qui prévaut : il faut toujours un bout d'autoroute, un bout de contournement quelque part. Jean-Marc NOLLET, député fédéral belge, présent également vendredi sur la péniche a rappelé qu'une nouvelle portion bitumée verra bientôt le jour dans la région de Charleroi.
Plus fort, mais surtout ne riez pas. On a appris récemment que cette chère autoroute A8 ou E429 qui a bouleversé les paysages et les écosystèmes de notre Wallonie picarde,ne rencontre pas le succès escompté par ses défenseurs. On projette d'engloutir de l'argent public pour en faire de la publicité afin d'éviter que les restoroutes ne tombent en faillite!!!!
Rêvez un peu, amis écologistes : imaginez que l'argent fou enfoui jusqu'à présent sous nos autoroutes aurait pu être investi dans l'amélioration du réseau ferroviaire et fluvial : combien de tonnes de CO2 et de pollution en moins ???
Cette balade, ou plutôt ce déplacement en bateau, remplissait donc une mission importante : rappeler qu'il existe d'autres moyens de transport que le transport par route et qu'il est temps de les privilégier.
Les VERTS, GROENEN et ECOLOS sont prêts pour présenter leur projet politique du 21e siècle, dans notre petit coin d'Europe où se dérouleront les élections législatives dans les 3 régions simultanément le 10 juin prochain.
Une occasion unique de rendre plus vert notre futur EURODISTRICT. Comme l'a conclu, la sénatrice française, Marie-Christine BLANDAIN, "Il est temps de prendre le tournant vers une société du 21e siècle, et n'ayez pas peur, c'est rien que du bonheur".
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Une journée internationale des femmes
projets en Wallonie picarde".
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