La semaine dernière, j'ai suivi attentivement le dossier du "STANDAARD" consacré aux problèmes de l'administration fiscale, au blues de ses agents....
Je savais déjà par des amis et connaissances qui y travaillent que l'
Ere REYNDERS n'avait pas apporté que du bon : ces articles le confirment.
Depuis l'arrivée du Ministre libéral à la tête de ce département,
147 millions d'euros ont alimenté les caisses de firmes privées de consultants. L'objectif : moderniser l'administration fiscale. A l'intérieur de l'administration, on ne conteste pas certains aspects positifs d'un passage résolu vers l' informatisation ... mais celle-ci est bien laborieuse sur certains points: les logiciels sont parfois inadaptés, la formation insuffisante.
Pour l'illustrer, cette anecdote savoureuse racontée par un directeur de la TVA : le discours du Directeur Général du département sur vidéo et destiné à être diffusé en ligne à tous "ses" agents n'a malheureusement pas pu être lu par ceux-ci, faute d'un logiciel adapté ....Un flop pour un directeur "moderne"...
Des top-managers (d'une bonne couleur politique évidemment, rouge mais surtout bleu) ont été nommés et perçoivent des salaires très confortables. Par contre, les cadres moyens et les agents qui font tourner l'administration au quotidien, attendent toujours la revalorisation de leur statut, qui existe "dans les cartons".
Des agents racontent qu'ils restent installés devant leur PC durant 20 minutes avant l'arrivée de leur dossier à l'écran, que des coupures informatiques les empêchent de travailler parfois pendant des journées entières....
Les témoignages des gens de terrain vont tous dans le même sens :
"on ne nous soutient pas; on ne nous écoute pas." les "top" pensent de grands projets, font de la "com" sans consultation des agents qui devront mettre en oeuvre les projets.
Les cadres des bureaux régionaux implorent pour obtenir du personnel supplémentaire afin de résorber l'arriéré fiscal...mais voient arriver des des projets informatiques en plus. Le dernier en date, l'introduction en ligne des réclamations est annoncé comme le grand sauveur de l'arriéré fiscal...
Vous vous rappelez le trou de
820 millions d'euros. La communication du Ministre des Finances et de ses accolytes a été bien orchestrée
" personne n'y a perdu", disaient-ils".... Mais qu'a fait le Ministre en fin d'année? Il a vendu le patrimoine immobilier de l'Etat, contre l'avis de nombreux économistes, contre l'avis de la Cour des Comptes, pour qui cette politique aura des effets désastreux à moyen terme.
D'autres éléments sont aussi mis en lumière dans ce dossier du
"Standaard" et rejoignent les propos de fiscalistes, de fonctionnaires expérimentés. Ceux-ci se sentent incompris et refusent de s'identifier à cette digne fonction de service public dont ils étaient fiers auparavant.
Faut-il se frotter les mains parce que les contrôles fiscaux sont en baisse ou s'apitoyer sur le sort de "pauvres fonctionnaires" à la recherche du temps d'avant??
Rien de tout cela, selon nous, écologistes : Il faut redonner à l'administration fiscale une vraie raison d'être et d'agir : la perception
juste et justifiée de l'impôt est une fonction de la plus haute importance dans un état démocratique..Tout comme la guerre des polices il y a quelques années, le délabrement de l'administration fiscale nous dirige vers un état de non-droit et aggrandit le fossé entre ceux qui passent entre les mailles du contrôle, souvent les plus riches, et ceux qui bénéficient de revenus moyens et bas.
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